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.Situé à proximité de l'église, sur une élévation naturelle, le château dominait le bourg. Il n'en reste que peu de choses si ce n'est une partie du logis séparé en deux maisons d'habitation, qui tourne le dos à un pré où se tenait le reste du château. Un puits arasé et une salle voûtée sont les seuls témoins du passé de cet édifice. Il semble qu'un seigneur, Nicole de la Chambre, se soit établi à La Jarrie au milieu du 15e siècle. Ses descendants garderont le château jusqu'au 17e siècle avant qu'il ne passe par mariage à la famille Tiraqueau puis, de nouveau par mariage, à la famille de La Cropte issue du Périgord, qui ne résida jamais à la Jarrie. Le château fut vendu en 1 774 à Louis Antoine Valentin, médecin du roi Louis XVI, dont le frère était maire de St Jean d'Angély. En comparant l'acte d'achat et celui de la saisie en 1 792, on peut imaginer qu'il avait entrepris des travaux d'embellissement afin d'y résider. Il quitte son château à la Révolution et entre en 1 792, comme chirurgien major du corps des hommes d'armes à pied, dans l'armée des princes. Ses biens furent saisis et vendus aux enchères en 1 793. Une description complète du château laisse alors apparaître son importance : 22 pièces, dont 8 chambres, 2 salons, une salle à manger, une cuisine, une bibliothèque et une salle de billard. La décoration affichait moulures de plâtre, tapisseries, tableaux, meubles et vaisselle précieuse. Il meurt en 1 823, sans enfant, et ses neveux héritent du château. En 1 827, la foudre provoqua un incendie qui endommagea une grande partie du bâtiment qui va tomber en ruines par la suite. En 1 922, lorsque le Dr Texier visite les ruines de ce château, il est déjà en ruines, cependant on peut encore localiser les différentes pièces dont la salle à manger qui ouvrait au sud sur un jardin qui se continuait en parc. Les porte-fenêtres du salon donnaient accès à une terrasse qui portaient des débris de balustres. On voyait encore dans le salon un parquet de fougère et au mur des colonnes Louis XV cannelées et à chapitaux, de fins trumeaux en plâtre représentant la peinture, la sculpture, la musique et l'architecture. En 1 949, il ne restait plus rien. Ses pierres seront utilisées pour empierrer les chemins du village. |
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